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Interview – 1 livre en 5 questions

1 livre et 5 questions à son auteur, pour lui permettre de présenter son oeuvre. 5 réponses pour vous donner envie de vous y plonger.

C’est votre premier roman. Qui êtes-vous, Philippe Savin ?

Adolescent, je créais des bandes dessinées que je proposais régulièrement au journal Métal Hurlant, dans l’espoir d’être un jour publié. J’ai toujours aimé les histoires noires.

Mais l’envie d’écrire mes propres histoires noires est venue avec la découverte de l’univers de Stephen King. La première rencontre avec le maître fut au cinéma avec l’adaptation de son roman « Salem’s lot ». Il s’agissait du film de Tobe Hooper « Les vampires de Salem » avec David Soul. Peu de temps après, je me lançais dans la lecture du roman, puis je découvrais « Shining ». Une vraie révélation.

L’autre grande révélation fut celle de James Ellroy avec son roman culte : « Le Dalhia Noir ». Un roman formidable mêlant un des faits divers les plus atroces qui soient et une fiction romanesque. C’est l’œuvre littéraire qui m’a le plus marqué.

Pouvez-vous nous présenter votre roman avec vos propres mots ?

Le roman commence avec la découverte du corps d’une jeune fille, brûlé, avant d’avoir été sauvagement battu et lacéré. Le commandant Nathan Prieur, chargé d’enquêter sur ce crime atroce, va très vite se retrouver personnellement impliqué dans cette affaire avec la disparition de sa propre fille. Il mettra alors tout en œuvre pour essayer d’arrêter cet assassin et surtout de retrouver sa fille en vie.

L’endroit où se déroule principalement l’action, les Cévennes, semble être un personnage à part entière du roman. Était-ce une volonté de départ ?

Tout à fait. On peut vraiment parler de personnage. J’ai choisi les Cévennes car c’est une région qui m’a toujours fasciné avec ses paysages magnifiques, mais qui peuvent très vite devenir effrayants. Son climat rude est idéal pour écrire des histoires noires. Il y fait très chaud l’été, très froid l’hiver, les orages y sont violents, terrifiants. Sans parler des légendes locales.

Les personnages qui traversent ce roman sont pris dans une sorte d’étau de chaleur qui tente de les terrasser. Les paysages sombres, terriblement anxiogènes renforcent ce sentiment d’insécurité permanent qui règne sur la région au moment des faits.

Votre personnage (humain) principal est très travaillé et particulièrement tourmenté…

Dès le début, Nathan Prieur devait être un personnage meurtri, un flic tourmenté. Un flic avec sa part d’ombre. Ses fantômes. Mais malgré son côté fragile, il devait être capable de se sortir des pires situations et protéger sa famille. Je voulais qu’il dépasse ses limites.

Pas question d’en faire un héros sans reproche, droit. Nathan Prieur est humain avant tout. Il est un père prêt à tout pour retrouver sa fille. Aucune règle ne le fera reculer pour connaître la vérité, pour savoir ce qui est arrivé à sa fille. Pour retrouver l’assassin sanguinaire qu’il traque.

Votre récit joue avec intelligence sur les fausses pistes. Comment avez-vous travaillé la construction de cette intrigue ?

Il était bien clair dans mon esprit que dès le départ, je voulais écrire l’histoire d’une disparition et l’histoire de l’amour d’un père pour sa fille. Avant de commencer à écrire ce roman, j’avais une idée précise de la direction que je voulais donner à l’intrigue. Je savais comment Je serai toujours là allait finir.

J’avais déjà quelques personnages, les principaux. La famille de Nathan Prieur et son équipe. Les autres personnages se sont imposés à moi avec cette formidable envie d’exister.

Mais l’histoire c’est vraiment écrite au fur et à mesure, jour après jour. Je l’ai presque découverte en même temps que je l’écrivais. C’est un phénomène assez surprenant.

Avec cette méthode de travail, la difficulté est de surtout rester cohérent avec la trame de l’histoire, le caractère des personnages. C’est assez épuisant car il faut garder en mémoire tout ce qui se passe dans le roman, mais c’est la méthode que j’ai choisi et elle me convient. C’est un peu comme si je vivais moi aussi cette histoire, comme si j’évoluais au milieu de mes personnages. Que j’affrontais les situations en même temps qu’eux. On arrive ainsi à ressentir les mêmes émotions.

D’ailleurs je relis tout le temps les dialogues à haute voix pour voir s’ils sont efficaces. Avec cette méthode, on s’identifie facilement à nos personnages. C’est aussi assez étrange. Il y a une sorte de dédoublement de la personnalité.

Un grand merci à Philippe Savin !

Unwalkers

          Publié en Novembre 2014

* Je serai toujours là est votre premier roman, vous avez choisi les Cévennes pour y installer votre trame. Outre le fait que vous y vivez, qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de cette région le cadre de l’histoire ?
J’ai choisi les Cévennes parce que c’est une région, qu’effectivement, je connais. Enfant, j’ai toujours passé une partie de mes grandes vacances à Mialet. Une partie de ma famille est originaire de là-bas. Anduze. Mialet. St-Jean du Gard. Alès. Ceux sont des villes que je connais bien. Les Cévennes m’ont toujours fascinée avec ses paysages sombres, ses forêts denses où les résistants trouvaient d’ailleurs refuge pendant la seconde guerre mondiale. C’est une région sauvage avec la barre des Cévennes. Il y fait très chaud en été, très froid en hiver. C’est un climat assez rude. Il y a des orages violents que l’on appelle les épisodes Cévenol, des orages effrayants. Les Cévennes, la Lozère, l’Ardèche sont aussi des régions marquées par des histoires terrifiantes, par exemple celle de la bête du Gévaudan, un loup qui aurait tué près de 80 personnes dans la région de la Lozère en 1764. Ou celle La bête des Cévennes appelée aussi bête du Gard. Cette bête aurait dévorée une trentaine de personnes, dont dix-neuf enfants en 1809. Des affaires qui n’ont jamais vraiment été élucidée et qui gardent encore toute leur part de mystère. Tout ce passé noir est fascinant pour un auteur. Je ne voulais pas une histoire qui allait se passer entièrement dans une grande ville comme Paris. Les criminels sont très nombreux dans les grandes villes mais ils sont aussi très présents dans les campagnes. Donc pour moi c’était la région idéale pour écrire une histoire mystérieuse.
* Une première publication chez MA, comment cela s’est passé ? Avez-vous envoyé votre manuscrit à d’autres éditeurs ? Si oui, puis-je vous demander lesquels, et qu’est ce qui a influencé votre choix pour MA ?
J’ai effectivement envoyé mon manuscrit à d’autres éditeurs. Quelques jours après mon envoi, j’ai reçu un mail de Ma Editions me disant que le début de mon roman était prometteur. C’était plutôt encourageant. J’ai donc décidé d’attendre et de m’en tenir à ces premiers envois. Et une dizaine de jours après je recevais un autre mail de Ma Editions. Eric Kalasz souhaitait travailler avec moi. Ma Editions faisait partie de mes premiers choix, romans bien distribués par Hachette, belles couvertures. Mes premières semaines de collaboration avec Eric Kalasz et Valérie Navon m’ont convaincu que j’étais dans une maison sérieuse et ma décision de continuer l’aventure avec Ma Editions fut donc assez rapide. Mon choix était fait.
* Comment en vient-on à imaginer un roman à ce point sombre, mais à la fois tellement touchant, qui mélange famille et folie meurtrière ?
« Je serai toujours là » est venu de l’envie d’écrire un drame. Une histoire noire. Je voulais écrire l’histoire d’une disparition. Et très vite l’idée d’un père qui recherche sa fille s’est imposée. Je voulais écrire l’histoire de l’amour d’un père pour sa fille. Un père prêt à tout pour la retrouver. Je trouvais le thème fort. Un père qui recherche sa fille disparue sans savoir si elle est toujours en vie. Sans vraiment savoir si elle a quelque chose à voir avec la mort de sa meilleure amie. Si elle est victime ou complice. Cette histoire est très vite devenue une sorte d’obsession.
* On sent que vous avez fourni un gros travail sur les personnages, que ça soit leurs pensées, leurs sentiments, ils sont vraiment très réalistes. Comment les avez-vous travaillés ?
Lorsque j’ai créé le personnage de Nathan Prieur, Je voulais un flic torturé, affaibli, meurtri. Un flic avec ses fantômes. Je voulais un flic fragile mais aussi à la fois puissant, un personnage qui pouvait se sortir des pires situations. Un personnage capable de se montrer fort lorsque sa vie est en danger ou celle de sa famille, de ses hommes. Je voulais aussi un personnage avec sa part d’ombre, son côté sombre. Je voulais voir comment il allait réagir face à telle ou telle situation. C’est toujours intéressant de créer des personnages comme ça. J’ai attaché une grande importance aussi aux deux jumelles, Chloé et Lucie. Immédiatement, je savais que mon histoire était aussi l’histoire de deux sœurs. J’avais vraiment envie de raconter leur vie, faire partager aux lecteurs, leurs pensées et leurs doutes. La plupart des personnages qui traversent ce roman sont des êtres torturés. Ils ont tous un passé sombre. Ils ont des blessures qui ne se referment pas. Des blessures qui conduiront certains vers un destin tragique. J’aime créer ces galeries de portraits. Ces personnages fatigués. Usés par la vie. Les personnages sont venus à moi, assez naturellement. Puis rapidement ils sont devenus presque réels. C’est un phénomène assez étrange. Je devais être un peu tous les personnages à la fois pour pouvoir ressentir leurs pensées, leurs émotions pour les faire paraître réels face à telle ou telle situation. Donc c’était aussi parfois épuisant. Un peu fou d’ailleurs. Il y a une sorte de dédoublement de la personnalité. Mais c’est un exercice passionnant. Parfois on est triste, Parfois on est en colère. J’ai partagé leur vie depuis si longtemps que finalement ils font partie de la mienne.
* Dites-nous en plus sur vos inspirations, que lisez-vous, quels auteurs admirez-vous, pourquoi ?
Les idées, l’inspiration me viennent souvent alors que je suis assis au comptoir d’un café, lorsque j’observe les gens qui m’entourent, lorsque je croise des personnages un peu étranges. Je suis toujours attentif à ce qui se passe autour de moi. Cette observation m’aide à créer mes personnages. Je note alors ces idées sur un petit carnet Moleskine qui ne me quitte pas. En fait l’inspiration vient un peu de partout à la fois. Elle vient aussi de mes diverses lectures, des films et la plupart du temps de l’actualité. Je suis souvent influencé par les faits divers. Pour cette histoire j’ai regardé beaucoup d’émissions consacrées aux grandes affaires criminelles. Des crimes horribles commis par des monstres. Si on veut écrire des romans réalistes il faut forcément s’inspirer de la vraie vie. C’est indispensable. Elle est même parfois plus sombre que celle écrite dans les livres. Mes auteurs préférés sont Stephen King, James Ellroy, Thomas Harris, Bernard Minier, Franck Thilliez, Jean-Christophe Grangé, Laurent Scalèse. J’aime leur univers.
* Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire ?
Dès l’enfance, J’ai toujours écrit, même si ces écrits étaient plutôt destinés à devenir des bandes-dessinées… J’ai toujours été fasciné par les histoires mystérieuses… Je m’enfermais dans une pièce au sous-sol de la maison familiale et je créais des histoires similaires. Des histoires que j’essayai de mettre en image. J’envoyai régulièrement mes planches au journal Métal Hurlant. Doug Headline me répondait souvent par un « c’est pas mal mais continue de travailler, accroche toi ! » C’est ce que j’ai toujours fait. Et c’est donc au départ plutôt vers la bande-dessinée ou même le cinéma que je pensais me diriger. Lorsque j’ai découvert Stephen King avec Salem, ça, Shining, ce fût une vraie révélation. J’ai découvert par la suite William Peter Blatty avec L’exorciste et Légion. Thomas Harris et son Dragon rouge, puis Le silence des agneaux. Et enfin James Ellroy avec son roman culte : Le Dalhia Noir. Une autre révélation. Et là j’ai dit : je veux devenir écrivain. Je veux écrire des histoires noires comme eux et effrayer les lecteurs. J’ai toujours aimé cette littérature-là.
* Pour terminer, avez-vous déjà des projets pour de futurs romans ? Ou peut-être la suite des aventures de Nathan Prieur … ?
Je termine actuellement mon prochain roman. Une histoire sombre qui devrait sortir en 2015. Le personnage principal sera cette fois-ci, une jeune femme, capitaine de police. Par la suite nous retrouverons Nathan Prieur dans mon troisième roman, ainsi que quelques-uns des personnages de «Je serai toujours là». Et je vous promets que le mystère sera au rendez-vous.

ZONELIVRE, LUCIE MERVAL

Publié en Novembre 2014

Comment est venue l’envie d’écrire ? Quand as-tu vraiment décidé de franchir le pas ?
Je crois que j’ai toujours écrit. Adolescent, Je m’enfermais dans une pièce au sous-sol de la maison familiale et je créais des bandes-dessinées (scénarios et dessins). J’aimais déjà les histoires sombres et mystérieuses. Je passais des nuits entières à mettre en images ces histoires puis lorsque j’étais satisfait du résultat, je les envoyais au journal Métal Hurlant. Doug Headline, le futur réalisateur de « Brocéliande » et qui travaillait à l’époque au magazine me répondait par un « c’est bien mais continue de travailler, accroche toi ! » J’ai toujours suivi ses conseils. Lorsque j’ai découvert l’univers de Stephen King au travers de ses écrits et des adaptations cinématographiques de ses livres, ce fut une vraie révélation. J’ai découvert par la suite William Peter Blatty avec L’exorciste et Légion. Thomas Harris et son Dragon rouge, puis son roman culte : Le silence des agneaux. Mais la grande révélation fut celle de James Ellroy avec son formidable roman : Le Dalhia Noir. Un roman que j’ai littéralement dévoré. Le livre refermé, j’ai dit : je veux devenir écrivain. Je veux écrire des histoires sombres, à la fois terrifiantes et émouvantes.

Peux-tu nous expliquer la genèse de « Je serai toujours là » ? A la lecture de ton livre, outre l’intrigue rythmée, le suspens, j’ai ressenti beaucoup d’amour (l’amour de ce père pour sa fille mais aussi celui de Prieur et sa femme malgré les épreuves..). Peux-tu nous en parler ? C’est aussi ce que tu voulais faire passer ?

Dès le départ, je voulais écrire l’histoire d’une disparition, l’histoire de l’amour d’un père pour sa fille. Un père qui recherche sa fille disparue et qui serait prêt à tout pour connaitre la vérité, avec cette terrible angoisse qui ne le lâcherait pas de tout le roman : Sa fille est-elle toujours en vie ? Mais aussi : A-t-elle quelque chose à voir avec la mort de sa meilleure amie ? Est-elle victime ou complice ? Nathan Prieur connait-il vraiment sa fille ? J’aimais cette idée-là. Je trouvais le thème fort. L’écriture de ce roman est très vite devenue captivante. Je pensais à mon histoire en permanence, j’y pensais lorsque je me couchais, lorsque je me levais, lorsque je mangeais. Tout le temps.
Quel a été ton modus operandi de travail ? (Rythme de travail, construction…) Un point primordial, connaissais-tu la fin (scotchante) dès le départ ?
J’écris le soir après ma journée de travail, entre 20h et 01h du matin. Mon rythme de travail est vraiment lié aux contraintes de mon autre vie professionnelle. C’est un peu compliqué.
Avant de commencer à écrire le premier chapitre, j’ai une idée précise de la direction que je veux donner à l’intrigue. Mais je ne fige rien. Je veux garder un sentiment de liberté qui m’est nécessaire pour construire mon roman. Il faut presque que je sois surpris par ma propre histoire. Il faut que je ressente les mêmes émotions que le lecteur quand il découvre l’histoire. Mais bien évidemment il est primordial de rester toujours cohérent avec le déroulement de l’intrigue, le caractère des personnages. Depuis le début je savais comment « Je serai toujours là » allait finir. Je voulais cette fin. Lorsque je commence un roman je veux le finir le plus rapidement possible. Une illusion car de toute manière je sais que je vais y revenir pendant de longs mois après avoir écrit le mot fin. Un long travail avant que je puisse dire, c’est efficace. Mais c’est l’étape que je préfère. L’histoire est créée. Il suffit juste de l’améliorer le plus possible. Avec une seule idée en tête, elle doit être efficace et réaliste. Il faut croire en son histoire, en ses personnages. Pendant la phase d’écriture, je reviens souvent en arrière pour ajouter l’idée d’un nouveau chapitre sans forcément l’écrire à ce moment-là, ou pour ajouter un détail sur le caractère d’un personnage, sur son physique, sur un lieu où se déroule l’action, sur un dialogue. Je rajoute ainsi des passages, des phrases, corrigeant des mots. Choisissant celui qui sonnera le mieux. Qui frappera le mieux. Je relis souvent les dialogues à haute voix pour voir si ça sonne juste.

Les personnages de ton livre sont-ils inspirés de proches ? Quelle est la part de toi dans ce livre ? Le choix des prénoms (il faut dire qu’un des personnages principaux s’appelle Lucie ;-)) ?
Les nombreux personnages qui traversent mon roman « Je serai toujours là » ne sont pas inspirés par des proches. Par contre j’observe souvent les gens qui m’entourent lorsque je prends un café dans une brasserie et les individus au comportement un peu étranges que j’y croise me servent à créer mes personnages. Je note immédiatement leurs petits défauts, leurs réflexions sur un petit carnet qui ne me quitte pas. L’inspiration vient des livres, des films mais aussi de l’actualité. En fait elle vient un peu de partout à la fois. Pour écrire « Je serai toujours là » j’ai passé des nuits entières à revoir sur le net des émissions consacrées aux grandes affaires criminelles. Des nuits peuplées de monstres et de crimes horribles. Je voulais que mon roman soit le plus réaliste possible et pour cela il était indispensable de s’inspirer de la vraie vie, souvent plus dure que celle relatée dans les livres. Pour répondre à ta question sur le prénom choisi pour l’une des jumelles de Nathan Prieur : Le prénom Lucie vient du nom latin Lucia, provenant du mot lux ou lucis, qui signifie « lumière ». Lucie veut se rapprocher de la « lumière » alors que les ténèbres l’enveloppent.
C’est ton premier livre. Trouver un éditeur, c’est parfois le parcours du combattant. Comment cela s’est passé pour toi ?
Lorsque je n’ai plus considéré l’écriture d’un roman comme une simple passion, mais à partir de l’instant où je me suis dit ce travail, je vais l’envoyer à des éditeurs, ce fut assez rapide. J’ai écrit « Je serai toujours là » en 9, 10 mois. Je l’ai envoyé à Ma Editions et quelques jours après j’ai reçu un mail qui me disait que le début de mon roman était prometteur. Et une dizaine de jours après Eric Kalasz (Mon éditeur) souhaitait travailler avec moi. Voilà finalement oui ce fut assez rapide.
Je ne me suis jamais découragé et je crois que j’ai eu raison. C’est d’ailleurs un conseil pour ceux qui veulent être publié : Travaillez sans cesse et accrochez-vous.